Il suffit d’une phrase

Elle trouvait ses dessins jolis, elle le lui disait et elle était sincère, cependant elle lui jetait parfois des regards perplexes. Les petits garçons dessinent des monstres sanguinaires, des insignes nazis et des avions de chasse (ou, pour les plus avancés d’entre eux, des chattes et des bites), des fleurs rarement. Jed l’ignorait alors, et Vanessa tout autant, mais les fleurs ne sont que des organes sexuels, des vagins bariolés ornant la superficie du monde, livrés à la lubricité des insectes.

Jusqu’à ce soir, je n’avais jamais ouvert un roman de Houellebecq (pas par refus, juste jamais eu l’occasion ni la curiosité), jusqu’à ce que je feuillette celui-ci et tombe sur ce passage.

C’est un extrait de “La carte et le territoire”, je souligne.

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