NaNoWriMo

Le NaNoWriMo commence aujourd’hui, avec toujours le même objectif loufdingue : écrire 50000 mots en 30 jours. Ha oui, si ça vous intéresse et que vous désirez discuter avec d’autres participants mais que l’anglais vous embête, il y a un forum en français 😉

Bon, ça m’arrive régulièrement d’écrire plus que 50000 mots par mois, pour mon travail. Mais là on parle d’une fiction, de raconter une histoire, pas d’écrire un manuel informatique — même si mon style en tant que rédacteur technique consiste essentiellement à raconter des histoires même en parlant d’informatique ou d’applications.

Bref, j’avais déjà tenté le coup du Nano en 2007, mais le contexte était très différent, ainsi que mes priorités. J’avais laissé tomber. Je me lance à nouveau cette année, avec d’autres priorités et bien décidé à atteindre un objectif concret : torcher le premier jet d’une histoire que j’ai sous le coude depuis un moment. Au départ, ce devait être une nouvelle, quelque chose d’assez court, mais elle a échappé à mon contrôle est s’est muée en… quelque chose qui pourrait faire un roman (de SF, bien sûr).

J’insiste sur le “torcher” : il n’est pas question d’écrire un chef-d’oeuvre, car il n’y a aucun souci de qualité dans le NaNo. On vise le volume, il s’agit de faire le MacDo des mots, de jouer à celui qui pisse du texte le plus loin. Ça choquera peut-être les amateurs de Littérature ou les dévots de l’Auteur inspiré par sa Muse (ma poule, je t’ai gardé ta place sous le bureausur mes genoux), tant pis. Pour moi, c’est une façon intéressante de tenter de passer outre mes blocages personnels. Non pas en essayant pour la nième fois d’être meilleur que ce je suis — écrire mieux, ou moins mal, pour enfin cesser de me dire que ce que je fais c’est de la merde et que ce n’est pas la peine de continuer — mais en les contournant par le bas, en passant sous mes blocages, comme cette puce qui, en route vers quelque part à l’autre bout de la savane, se décida à passer entre les jambes de l’éléphant qui lui bloquait la route depuis si longtemps, et qui lui dit en le dépassant : “Vaffanculo !”

On verra dans 30 jours si j’avais vu juste — comptage du 1er jour : 0 mot (mais Scrivener est démarré… et la journée n’est pas terminée) 😉