Lire un bouquin pour pas un rond ?

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Il suffit de l’emprunter à la bibliothèque publique, c’est gratuit (du moins ici, à Paris).

J’aurais plutôt dû écrire que “ça ne coûte rien au lecteur”, car ce n’est pas gratuit : nous le payons, avec nos impôts et taxes. Et c’est très bien. Ça me semble même être la deuxième meilleure façon de dépenser l’argent public. La première étant de consacrer cet argent (à la recherche et) à l’éducation des enfants. À leur éducation, et non pas à leur formation à tel ou tel métier, à telle ou telle compétence dont a besoin l’entreprise.

Plus d’infos sur les bibliothèques publiques à Paris

Je me demande comment les bibliothèques négocient le virage numérique ?

Ça n’avait déjà pas été évident de garantir le libre accès aux livres imprimés. Les éditeurs n’ont jamais été très enthousiastes à l’idée du prêt gratuit, qu’ils ramenaient souvent, et un peu facilement, à “mais c’est autant de livres qui ne seront pas vendus, on va crever la gueule ouverte, et on aura tellement eu faim avant d’y passer que ça fera même pas assez de viande pour les asticots !” Je me demande aussi à quel point ils vont réussir à enfumer les élus pour sortir des règlements d’accès et d’utilisation des ebooks absolument imbuvables ?

Quoi qu’il en soit, les bibliothèques sont une authentique bénédiction. C’est juste dommage que le rayon en anglais soit si famélique dans celle que je fréquente (j’ai plus de livres chez moi) parce que, bon, j’aurais aimé le lire en VO le Franzen 😉