{"id":4896,"date":"2005-02-20T12:59:17","date_gmt":"2005-02-20T12:59:17","guid":{"rendered":"http:\/\/davidbosman.fr\/blog\/2005\/02\/20\/20050220182\/"},"modified":"2010-03-27T23:35:49","modified_gmt":"2010-03-27T22:35:49","slug":"20050220182","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.davidbosman.fr\/blog\/2005\/02\/20\/20050220182\/","title":{"rendered":"Les rues de Paris"},"content":{"rendered":"<p>Balade photo dans les rues de Paris, hier apr&egrave;s-midi. A peu pr&egrave;s sans int&eacute;r&ecirc;t, sauf le plaisir. Ce plaisir qui pointe le bout de son nez d&egrave;s que mes doigts se posent sur le bo&icirc;tier et, sans que j&#8217;intervienne vraiment, v&eacute;rifient que tout est en &eacute;tat et que les r&eacute;glages sont bons. <\/p><\/p>\n\n<p>Je ne connais pas la nature ou la raison de ce plaisir, il arrive (ou pas) quand je fais de la photo. Est-ce de me blottir derri&egrave;re le bo&icirc;tier, &agrave; l&#8217;abri des autres, ou au contraire de les tenir, ces autres, bien serr&eacute;s dans le viseur. De d&eacute;couper le monde pour le recomposer &agrave; ma guise ? Ou est-ce simplement de me balader, d&eacute;ambuler et regarder tout et n&#8217;importe quoi, de perdre du temps ? J&#8217;en sais rien ! Mais quoi que ce soit, c&#8217;est un d&eacute;lice.<\/p>\n\n<p>Ce dont je suis s&ucirc;r, c&#8217;est que j&#8217;aime photographier Paris de derri&egrave;re. M&#8217;&eacute;carter des grands boulevards, pas forc&eacute;ment m&#8217;en &eacute;loigner tr&egrave;s fort d&#8217;ailleurs, et contempler l&#8217;arri&egrave;re du d&eacute;cor. L&agrave; o&ugrave; la voiture ne tr&ocirc;ne plus car on n&#8217;a plus rien &agrave; venir y faire, des rues o&ugrave; l&#8217;activit&eacute; et le commerce ne seraient qu&#8217;un souvenir incertain s&#8217;il y avait encore quelqu&#8217;un pour s&#8217;en rappeler. Des rues qui meurent plus ou moins doucement.<\/p>\n\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/images\/blog\/paris_050218_005.jpg\" alt=\"Paris. Un mur apr&egrave;s d&eacute;molition garde comme le n&eacute;gatif de la maison ras&eacute;e\" title=\"Paris. Un mur apr&egrave;s d&eacute;molition garde comme le n&eacute;gatif de la maison ras&eacute;e\" class=\"bordure\" \/><\/p>\n\n<p>Regarder Paris se d&eacute;faire et dispara&icirc;tre, pour laisser place &agrave;&#8230; Paris. Au fond, je n&#8217;aime vraiment de cette ville que &ccedil;a : les traces qu&#8217;une &eacute;poque a laiss&eacute;es sur la suivante. Les <em>traces<\/em> car il ne s&#8217;agit pas des immeubles prestigieux ou des monuments mais des riens du tout, une rue tordue qui impose son trac&eacute; au nouvel immeuble, un b&acirc;timent anodin qui a surv&eacute;cu &agrave; l&#8217;urbanisation, ou celui l&agrave; dont il ne reste que la silhouette d&eacute;calqu&eacute;e sur un mur et des fen&ecirc;tres biscornues. <\/p>\n\n<p>Les traces qu&#8217;une victime peut laisser sur le corps de son agresseur, et qui l&#8217;accusent. En vain : la ville reprendra possession de ces espaces moribonds et les repeuplera. Sans m&eacute;moire, ils auront toujours &eacute;t&eacute;. Sans histoire, ils ne sauront pas que leur fin approche.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Balade photo dans les rues de Paris, hier apr&egrave;s-midi. A peu pr&egrave;s sans int&eacute;r&ecirc;t, sauf le plaisir. 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