{"id":4877,"date":"2005-01-27T19:59:57","date_gmt":"2005-01-27T19:59:57","guid":{"rendered":"http:\/\/davidbosman.fr\/blog\/2005\/01\/27\/20050127163-le-jour-d-apres-the-day-after-tomorrow\/"},"modified":"2012-02-03T17:10:40","modified_gmt":"2012-02-03T16:10:40","slug":"20050127163-le-jour-d-apres-the-day-after-tomorrow","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.davidbosman.fr\/blog\/2005\/01\/27\/20050127163-le-jour-d-apres-the-day-after-tomorrow\/","title":{"rendered":"Le jour d&#8217;apr\u00e8s \u2014 The Day After Tomorrow"},"content":{"rendered":"<p>Je viens de le regarder&nbsp;&#8212;&nbsp;je sais c&#8217;est d&eacute;j&agrave; vieux mais bon vous n&#8217;&ecirc;tes pas sur un blog consacr&eacute; &agrave; l&#8217;actualit&eacute; cin&eacute;matographique et j&#8217;ai le DVD depuis hier seulement&#8230; Pour vous &eacute;pargner un temps pr&eacute;cieux, voici le r&eacute;sum&eacute; du film :<\/p><\/p>\n\n<p><div align=\"center\">G&eacute;n&eacute;rique<\/div><\/p>\n\n<p>Trois savants pr&eacute;l&egrave;vent des carottes de glace quelque part sur la banquise. Un bruit sourd : un fissure gigantesque appara&icirc;t et se transforme en v&eacute;ritable gouffre. La banquise se casse en deux ?<\/p>\n\n<p>(Le premier \ud83d\ude42 <\/p>\n\n<p>&#8211; &#171;&nbsp;Attention tu vas tomber !&nbsp;&#187; Il le rattrape.<\/p>\n\n<p>(Le second \ud83d\ude42<\/p>\n\n<p>&#8211; &#171;&nbsp;Merci !<\/p>\n\n<p>(Le troisi&egrave;me:)<\/p>\n\n<p>&#8211; Ouf&#8230; Rentrons chez nous.&nbsp;&#187;<\/p>\n\n<p>Plus tard, partout sur la plan&egrave;te : du vent, de la pluie, de la gr&ecirc;le, etc. <\/p>\n\n<p>(Aux Etats-Unis d&#8217;Am&eacute;rique : des tornades gigantesques d&eacute;truisent Los Angeles. Des journalistes filment, certains sont &eacute;crabouill&eacute;s par des enseignes publicitaires qui volent dans les airs (un sens cach&eacute; ? Lequel ?). Tout le monde, sauf le vice-pr&eacute;sident \ud83d\ude42<\/p>\n\n<p>&#8211; &#171;&nbsp;Ca va mal, a&iuml;e a&iuml;e !&nbsp;&#187;<\/p>\n\n<p>(Le vice-pr&eacute;sident \ud83d\ude42<\/p>\n\n<p>&#8211; &#171;&nbsp;Mais non&#8230;&nbsp;&#187;<\/p>\n\n<p>En Ecosse, nous apprenons que le k&eacute;ros&egrave;ne g&egrave;le &agrave; &#8211; 65&#186;.<\/p>\n\n<p>(A New York : une inondation gigantesque, ensuite il neige. Quelques survivants, dont le fils du h&eacute;ros, sont r&eacute;fugi&eacute;s dans une biblioth&egrave;que. Le fils \ud83d\ude42<\/p>\n\n<p>&#8211; &#171;&nbsp;Allo Papa ? Je vais bien&#8230; <em>glubglub<\/em> (la cabine t&eacute;l&eacute;phonique est inond&eacute;e)&#8230; si si &ccedil;a va&#8230; <em>glubglub<\/em> qu&#8217;est-ce que je dois faire ?&nbsp;&#187;<\/p>\n\n<p>(Le h&eacute;ros, papa, quelque part &agrave; Washington \ud83d\ude42<\/p>\n\n<p>&#8211; &#171;&nbsp;Reste o&ugrave; tu es. Couvrez-vous bien et ne sortez pas &ccedil;a va cailler sec, &ccedil;a vous tuerait ! Je viens vous chercher !<\/p>\n\n<p>&#8211; Ok p&#8217;pa, merci&nbsp;&#187;. Clic (la cabine est totalement inond&eacute;e)<\/p>\n\n<p>(L&#8217;&eacute;pouse du h&eacute;ros \ud83d\ude42<\/p>\n\n<p>&#8211; &#171;&nbsp;Ah! mon Dieu ! dis moi qu&#8217;il va bien !&nbsp;&#187;<\/p>\n\n<p>(Le H&eacute;ros:)<\/p>\n\n<p>&#8211; &#171;&nbsp;Je le ram&egrave;nerai, promis jur&eacute; !&nbsp;&#187; (il enfile son parka et ses raquettes de neige)<\/p>\n\n<p>(A New York : tout est gel&eacute;. Dans la biblioth&egrave;que, le fils \ud83d\ude42<\/p>\n\n<p>&#8211; &#171;&nbsp;Il fait froid, br&ucirc;lons quelques livres !&nbsp;&#187;<\/p>\n\n<p>(Sa future copine ne dit pas grand chose, mais elle l&#8217;admire d&#8217;&ecirc;tre aussi fut&eacute; \ud83d\ude42<\/p>\n\n<p>&#8211; Oui !<\/p>\n\n<p>Le temps passe, il fait de plus en plus froid, mais &ccedil;a va car il y a des M&amp;M&#8217;s et des chips &agrave; grignoter. <\/p>\n\n<p><em>Un p&eacute;trolier g&eacute;ant passe, abandonn&eacute;, dans les rues de New York. C&#8217;est joli. Il s&#8217;&eacute;choue pas loin. <\/em><\/p>\n\n<p>La fianc&eacute;e tombe malade. Le fils du h&eacute;ros va chercher des m&eacute;dicaments dans le bateau. <\/p>\n\n<p><em>Des loups passent &agrave; l&#8217;&eacute;cran et montrent leurs vilains crocs. Grrr.<\/em><\/p>\n\n<p>Dans le Sud, les <em> r&eacute;fugi&eacute;s am&eacute;ricains<\/em> tentent de passer en force (et clandestinement) la fronti&egrave;re mexicaine. <em>H&eacute;h&eacute; !<\/em><\/p>\n\n<p>A New York, dans la biblioth&egrave;que. Le fils et ses copains attendent. Un SDF qui leur tient compagnie explique que le papier &ccedil;a tient chaud dans les v&ecirc;tements, &#171;&nbsp;j&#8217;ai l&#8217;exp&eacute;rience&#8230;&nbsp;&#187;. Le froid mortel (-65\ufffd ? Brrrr) tombe sur la ville, ils br&ucirc;lent plus de livres. Les gens qui tra&icirc;naient dehors sont morts.<\/p>\n\n<p>Le p&egrave;re arrive &agrave; New York. Tout le monde s&#8217;embrasse.<\/p>\n\n<p>La cavalerie arrive en h&eacute;licopt&egrave;re. Le soleil r&eacute;appara&icirc;t, il g&egrave;le encore mais si peu.<\/p>\n\n<p>(Au Mexique, le vice-pr&eacute;sident parlant &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision \ud83d\ude42<\/p>\n\n<p>&#8211; &#171;&nbsp;J&#8217;avais tort, d&eacute;sol&eacute;. Polluer c&#8217;est mal. Je veux &eacute;galement remercier les pays du tiers monde (le Mexique, je suppose ?) de nous avoir si amicalement accueilli chez eux.&nbsp;&#187;<\/p>\n\n<p><div align=\"center\">The End.<\/div><\/p>\n\n<div align=\"center\">* * *<\/div>\n\n<p>En plus d&#8217;un sc&eacute;nario&#8230; l&eacute;ger, le film souffre d&#8217;un &eacute;norme d&eacute;faut. Les personnages n&#8217;ont aucune r&eacute;alit&eacute;, aucune &eacute;paisseur. Les acteurs ont tellement peu d&#8217;importance que &ccedil;a aurait aussi bien pu &ecirc;tre du th&eacute;&acirc;tre de Guignol&nbsp;&#8212;&nbsp;bien que je n&#8217;imagine pas un instant que Guignol puisse faire quelque chose d&#8217;aussi plat.<\/p>\n\n<p>Non seulement ils n&#8217;existent pas quand ils sont en vie, mais ils ne meurent m&ecirc;me pas, ils cessent de bouger ou il disparaissent de l&#8217;image ! il n&#8217;y aucune souffrance dans ce qui devrait &ecirc;tre plut&ocirc;t p&eacute;nible : geler vif. Aucune &eacute;motion. Les corps sont  tout blancs (&agrave; cause de la glace, ou est-ce par pudeur qu&#8217;ils (se) sont voil&eacute;s?) et tr&egrave;s tr&egrave;s peu perceptibles car ils se confondent avec la neige; ils paraissent endormis, ou r&eacute;sign&eacute;s ou encore assomm&eacute;s par quelque chose qui leur tombe dessus, proprement. Ils meurent sans qu&#8217;on le voie vraiment&nbsp;&#8212;&nbsp;par absence&nbsp;&#8212;&nbsp;dans le noir par exemple ou emport&eacute;s, anonymes, dans une masse d&#8217;eau ou de vent.<\/p>\n\n<p> <\/p>\n\n<p>Aucune victime n&#8217;a de visage, n&#8217;a d&#8217;histoire&#8230; n&#8217;a d&#8217;importance. Dans le film, une ligne rouge trac&eacute;e h&acirc;tivement sur une carte des Etats-Unis s&eacute;pare les Etats du Nord (tout le monde va mourir, ou presque) des Etats du Sud (on les sauvera !). <div class=\"float-comment\">&#8221;Aucune victime n&#8217;a de visage, n&#8217;a d&#8217;histoire&#8230; n&#8217;a d&#8217;importance&#8222;<\/div>Il n&#8217;y a <em>personne<\/em> dans ce film, m&ecirc;me pas les personnages principaux qui, pour les plus dou&eacute;s des acteurs, parviennent &agrave; peine &agrave; remplir leur manteau. Il n&#8217;y a que des masses&nbsp;&#8212;&nbsp; sur le m&ecirc;me pied : nous, l&#8217;humanit&eacute;, la nature et la temp&ecirc;te, des masses. Par contre il y a des chiffres, des superficies, des dates, des pr&eacute;visions, des jours qui passent, des &eacute;paisseurs de neige ou d&#8217;eau, des temp&eacute;ratures, etc. <\/p>\n\n<p>Malgr&eacute; tout, ce film fr&ocirc;le le coup de ma&icirc;tre gr&acirc;ce &agrave; la sc&egrave;ne de la bible. Un personnage r&eacute;sume notre civilisation en caressant une bible de Gutenberg. Cet objet, dit-il en gros, &#171;&nbsp;est symbolique de notre civilisation,  j&#8217;aimerais au moins en sauver ce petit bout si tout le reste doit dispara&icirc;tre. Ce livre est unique&nbsp;&#187;. Ce livre &#171;&nbsp;unique&nbsp;&#187; c&#8217;est une bible imprim&eacute;e, une des toutes premi&egrave;res par Gutenberg <em>himself<\/em>. <\/p>\n\n<p>Tudieu ! Qu&#8217;il a raison ce brave homme. Le livre imprim&eacute; comme symbole de notre civilisation, c&#8217;est extr&ecirc;mement judicieux : le premier <em>objet<\/em> intellectuel, le premier <em>produit manufactur&eacute;<\/em> de l&#8217;esprit, le premier pas vers la marchandisation de la pens&eacute;e mu&eacute;e en un produit parmi d&#8217;autres. J&#8217;aime bien.<\/p>\n\n<p>C&#8217;est le livre qui est important, en soi. Il ne parle pas du tout de ce qu&#8217;il y a dedans.<\/p>\n\n<p>Ca me para&icirc;t amusant &agrave; noter&nbsp;&#8212;&nbsp;Cette sc&egrave;ne est peut-&ecirc;tre anecdotique, mais pas totalement car une des derni&egrave;res images montre &agrave; nouveau ce personnage, bien au chaud dans l&#8217;h&eacute;licopt&egrave;re qui les emm&egrave;ne loin de New York, serrant ce livre pr&eacute;cieux qui de <em>saint<\/em> qu&#8217;il &eacute;tait &agrave; une &eacute;poque&nbsp;&#8212;&nbsp;pour son message&nbsp;&#8212;&nbsp;dans notre histoire occidentale, semble l&#8217;&ecirc;tre (re)devenu par\/pour <em>son statut de premi&egrave;re copie m&eacute;canique<\/em>.  Devons-nous y deviner encore un sens cach&eacute; ? Sauver la premi&egrave;re copie pirate et industrielle de notre histoire et, paradoxalement, lui conf&eacute;rer le statut &#171;&nbsp;unique&nbsp;&#187; et dual d&#8217;oeuvre d&#8217;art et de symbole de notre civilisation. Un r&eacute;gal sur un DVD qui condamne la copie comme un crime ill&eacute;gal (voir le petit film d&#8217;avertissement au d&eacute;but du DVD).<\/p>\n\n<p><span class=\"small\">(Edit&eacute; le 28\/01 &agrave; 00h.)<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je viens de le regarder&nbsp;&#8212;&nbsp;je sais c&#8217;est d&eacute;j&agrave; vieux mais bon vous n&#8217;&ecirc;tes pas sur un blog consacr&eacute; &agrave; l&#8217;actualit&eacute; cin&eacute;matographique et j&#8217;ai le DVD depuis hier seulement&#8230; Pour vous &eacute;pargner un temps pr&eacute;cieux, voici le r&eacute;sum&eacute; du film : &hellip; <a href=\"https:\/\/www.davidbosman.fr\/blog\/2005\/01\/27\/20050127163-le-jour-d-apres-the-day-after-tomorrow\/\">Read more &rarr;<\/a><\/p>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[104,66],"class_list":["post-4877","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cinema","tag-cinema","tag-piratage"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.davidbosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4877","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.davidbosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.davidbosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.davidbosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.davidbosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4877"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.davidbosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4877\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12168,"href":"https:\/\/www.davidbosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4877\/revisions\/12168"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.davidbosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4877"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.davidbosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4877"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.davidbosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4877"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}