Et si on reposait la question ? Combien de livres laissez-vous tomber ?

On en causait hier, au téléphone, avec Cyril — ça m’a donné envie de vous reposer la question : Combien de livres laissez-vous tomber ?

De tous ceux que vous commencez à lire — soit que les personnages vous semblent découpés dans du carton à pizza recyclé, que la voix du narrateur vous séduise autant que les chants de la Castafiore, que l’auteur vous endorme avec une écriture aussi plate que l’encéphalogramme d’un zombie ou, tout bêtement, que l’intrigue soit aussi passionnante que le 1860e tome des aventures de Bebert le termite qui voulait manger l’Empire State Building — combien de livres ne finissez-vous pas ?

J’en ai encore mis un de côté, pas plus tard que cette nuit. Et ça ne me pose aucun problème moral ou autre : je sais que lire implique ce risque, ou alors c’est qu’on ne sort jamais de ses routines et de ses petites habitudes.

En fait le seul problème c’est, avec les livres numériques, que je n’ai aucun moyen de les revendre d’occasion — comme je le fais depuis toujours avec les livres papiers : à force, ces quelques euros que je ne récupère plus finiront probablement par peser et me faire hésiter à acheter de nouveaux titres.

7 comments » Write a comment

  1. Pas vraiment d’abandon chez moi, mais plutôt un recul de la priorité de lire un livre lorsqu’il s’avère en contradiction avec mes attentes.

  2. Bonsoir
    Quelques abandons par an de mon côté (2-3)
    C’est une question de dosage :

    • Trop peu d’abandon veut peut être dire que je ne prend pas de risque de lecture et que je sors pas de mes propres sentiers battus.
    • Trop d’abandon veut dire que je lis sans consulter d’avis avant de me jeter tête baissée dans la lecture. C’est un danger plus grand en ce moment : la liseuse multiplie les romans peu connus par des auteurs qui ne le sont pas non plus.
    • C’est un danger plus grand en ce moment : la liseuse multiplie les romans peu connus par des auteurs qui ne le sont pas non plus.

      C’est vrai qu’il y a ce foisonnement. D’où, peut-être, la nécessité de chercher du conseil.

  3. Réponse à peu près identique pour moi, du moins au jour d’aujourd’hui. Je ne revend/redonne pour l’instant rien du tout suite à une vielle expérience. La curée de Zola lue car au programme de première, il y a très longtemps, trouvée à l’époque indigeste, recommencée des années plus tard et aimée au point de lire toute la série dans la foulée. Donc trois je crois, abandonnés jusque là, pas évacués de ma bibliothèque pour cette raison. Le chiffre est quand même biaisé, la diversité des auteurs dans ma bibliothèque n’est pas encore très importante.

  4. Tiens, c’est vrai, autant on en discutait l’autre jour: je n’ai aucune hésitation, aucun remord à poser un livre (il y en a tellement d’autres), autant j’aurais du mal à donner une quantité. Encore que la liseuse numérique transforme un peu la donne, avec un système qui fonctionne un peu sur la “liste de lecture” par chez moi.

    A noter cependant: il m’est arrivé de poser un bouquin, et puis d’y revenir quelques mois (années) plus tard, et me demander, une fois la lecture terminée, pourquoi j’avais bien pu poser le livre en question.

  5. Je tourne à peut-être une dizaine d’abandons par an. J’ai la vilaine manie, d’avaler les 90% d’un livre en quelques jours, et de laisser un chapitre, ou quelques pages avant de le finir. D’où la pile de livre à côté de mon lit, que j’ai à finir. Pareil pour les séries, parfois il me reste deux épisodes avant la fin. Vilaine manie, qui se libère petit à petit à force de m’obliger à finir.

    • @Lancelot:

      J’ai la vilaine manie, d’avaler les 90% d’un livre en quelques jours, et de laisser un chapitre, ou quelques pages avant de le finir.

      Tu as une raison particulière de faire ça ? Si c’était moi, je me dirais que c’est parce que je ne veux pas que le livre s’arrête 😉

      @Cyril:

      A noter cependant: il m’est arrivé de poser un bouquin, et puis d’y revenir quelques mois (années) plus tard, et me demander, une fois la lecture terminée, pourquoi j’avais bien pu poser le livre en question.

      Exact.. Tout comme les goûts de lecture évoluent avec le temps et le contexte (qui dira le mal que font certains profs ?) : Je me souviens avec effroi de Mauriac et Zola imposés en classe quand j’étais ado. Les lire de moi-même, bien plus tard, m’a permis de les redécouvrir.