Et si on reposait la question ? Combien de livres laissez-vous tomber ?

On en causait hier, au téléphone, avec Cyril — ça m’a donné envie de vous reposer la question : Combien de livres laissez-vous tomber ?

De tous ceux que vous commencez à lire — soit que les personnages vous semblent découpés dans du carton à pizza recyclé, que la voix du narrateur vous séduise autant que les chants de la Castafiore, que l’auteur vous endorme avec une écriture aussi plate que l’encéphalogramme d’un zombie ou, tout bêtement, que l’intrigue soit aussi passionnante que le 1860e tome des aventures de Bebert le termite qui voulait manger l’Empire State Building — combien de livres ne finissez-vous pas ?

J’en ai encore mis un de côté, pas plus tard que cette nuit. Et ça ne me pose aucun problème moral ou autre : je sais que lire implique ce risque, ou alors c’est qu’on ne sort jamais de ses routines et de ses petites habitudes.

En fait le seul problème c’est, avec les livres numériques, que je n’ai aucun moyen de les revendre d’occasion — comme je le fais depuis toujours avec les livres papiers : à force, ces quelques euros que je ne récupère plus finiront probablement par peser et me faire hésiter à acheter de nouveaux titres.

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