Benoît et Nicolas sont dans un bateau…

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, sur la religion:

Les religions, dont le christianisme, sont “des patrimoines vivants de réflexion et de pensée, pas seulement sur Dieu mais aussi sur l’homme, sur la société”, et même sur “la nature et la défense de l’environnement”, a-t-il poursuivi.
Ce serait une “folie” et “une faute contre la culture et contre la pensée” de s’en priver, a-t-il ajouté. “C’est pourquoi j’en appelle une nouvelle fois à une laïcité positive (…) Une laïcité qui respecte, une laïcité qui rassemble, une laïcité qui dialogue et non une laïcité qui exclut et qui dénonce.”
La “doctrine sociale de l’Eglise” est “en parfaite résonnance” avec les enjeux de l’économie mondialisée et il faut entendre ce qu’elle a à dire à ce sujet, a estimé le président.

La Wikipédia, sur la laïcité (celle de la République française, dont le président Sarkozy est le chef):

Selon ce principe, la croyance religieuse relève de l’intimité de l’individu. De ce fait, l’État n’intervient pas dans la religion du citoyen, pas plus que la religion n’intervient dans le fonctionnement de l’État. La laïcité à la française pose comme fondement la neutralité religieuse de l’État

Y a pas comme un léger décalage ?

Foire mediatico-publicitaire mise à part, j’aimerais bien que Sarkozy et/ou les journalistes présentateurs de journaux télé/pisses copie/annoneurs de communiqués de presse définissent cette “laïcité positive” dont il est question. Que je sache, la “laïcité négative” ça n’existe pas… Mais je ne suis pas président de la République, ni présentateur du journal télé. Je suis même pas français, en fait.

Marx, qui n’a pas écrit que des conneries, sur la religion:

La religion est la théorie générale de [notre] monde, […] sa logique sous forme populaire, son point d’honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complément solennel, sa consolation et sa justification universelles. […] Lutter contre la religion c’est donc indirectement lutter contre ce monde-là, dont la religion est l’arôme spirituel.
[…]La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur, comme elle est l’esprit de conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple.

Peut-être avons-nous changé de drogue entre deux doses d’opium de publicité ?

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