Vacances

Ca y est ! Une semaine complète de vacances commence maintenant.

Une semaine que je compte passer ici, à Paris, entre autres choses à redécouvrir le musée du Louvre où je n’ai plus mis les pieds depuis longtemps.

Ca va me consoler du blog qui plante, et du trop de boulot que je laisse en attente.

Le musée du Louvre a de nombreuses qualités pour l’amateur de photos, mais un de ses gros avantages, un peu méconnu, c’est la liberté qu’on y a de photographier — sans trépied. C’est-à-dire que, sorti des grandes salles lumineuses du bas, je photographie très rarement sous 800 ISO et j’ouvre entre f2.8 ou f4 au maximum avec le 24 ou le 50 AFD du Nikon — tant que l’on ne gêne personne et tant que l’on n’en fait pas un usage commercial. Le flash n’est même pas interdit ! Si vous êtes assez fou pour gâcher l’ambiance des différentes salles avec cet engin diabolique 😉

Eclairage naturel par le plafond d'une des salles, je crois du côté des peintures hollandaises

Ce qui inquiète le personnel avec la photo, c’est le risque de casser quelque chose avec un matériel trop encombrant — on ne leur reprochera pas. Evitez donc de débarquer à l’improviste avec votre plus gros sac, quelques lampes et votre chambre grand format ou votre plus long téléobjectif : vous serez refoulé 😉

Malgré cela, le photographe est le bienvenu au musée (dans la mesure où il ne fait pas de vagues). D’ailleurs, si vous y prêtez attention, vous remarquerez qu’il y a pas mal de photographes amateurs qui viennent traîner au Louvre : ils ne visitent pas ou plus le musée, ils viennent faire de la photo. On les distingue des visiteurs d’un jour au fait que leur appareil photo pointe rarement vers les mêmes sujets.

Une banquette dans une des salles du Louvre, en noir et blanc

Franchement, avec la vogue des procès relatifs au droit à l’image des gens, le Louvre reste un des seuls lieux publics où l’on peut encore apprendre à photographier sans risquer de finir sur la paille ou agressé par quelque furie hystérique qu’on ait photographié son chienchien ou son géranium favori — notez qu’il y a assez peu de géranium et de chienchien au Louvre.

On passe toujours trop rapidement d'une salle à l'autre

Cette tolérance ne vous mettra pas à l’abri de l’agacement éventuel d’un visiteur n’appréciant pas que vous immortalisiez son bref passage au musée ; elle vous obligera à vous montrer aussi tolérant avec les photos des autres, et avec leurs flashes qui crépitent sans aucune pitié. Mais il restera bien assez d’occasions intéressantes (tout dépend de votre niveau d’exigence; quant à moi je n’ai pas trop d’illusion).

Deux jeunes filles, photographiées de dos, qui regardent deux tableaux, au Louvre

* * *

Le Louvre n’est pas un atelier photo, mais c’est une sacrée chance de pouvoir y emmener son appareil et d’avoir le droit de photographier sans se cacher, même mal.

Et les modèles…

Peinture d'une femme nue, salle hollandaise au Louvre

Quels qu’ils soient…

Jeune femme prenant des notes devant une statue d'Athena

… font preuve d’une patience admirable. Ils acceptent amicalement nos hésitations et nos maladresses — ou bien est-ce de l’indifférence ?

Toutes les oeuvres qui apparaissent sur les photos sont probablement © Le Louvre.

PS : Notez que certaines salles sont interdites de photographier, ou certains jours. Consultez le site du musée.

Un peu plus d’images du Louvre, d’autres images et encore

Le rêve serait de pouvoir explorer les coulisses du musée, mais n’y connaissant personne…

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